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ILS SONT PASSES PAR LE CREPS #1

Régulièrement, nous vous présenterons le portrait d’une personne qui est passée par le CREPS d’Houlgate. Alors que les travaux tant attendus débuteront dans quelques mois, nous vous proposons un bref retour en arrière pour partager les souvenirs et les faits marquants d’un site chargé d’histoire. Aujourd’hui, Pascal BERTHELIN.

 

Pascal, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
“J’ai 51 ans, et suis actuellement Conseiller Technique Sportif employé par la Direction Régionale Jeunesse, Sports et Cohésion Sociale de Normandie placé auprès de la Fédération Française de Tennis de Table, avec des missions nationales et régionales.
Au niveau de mon parcours scolaire, j’ai une Maîtrise STAPS, un Diplôme d’Etat d’Educateur Sportif Tennis de Table 2è degré ainsi que le Professorat de Sport, mention CTS Tennis de Table.
Sur le plan sportif, j’ai pratiqué au niveau National. Professionnellement, j’ai entraîné plusieurs clubs de Tennis de Table, pour être ensuite Educateur Sportif Territorial pendant 9 ans en Picardie où j’avais la responsabilité d’une section sportive départementale.
En 1998, j’ai été sollicité par la Direction Technique Nationale de la fédération pour occuper un poste de Conseiller Technique Sportif en Franche-Comté. Je suis resté 4 années puis j’ai eu l’opportunité de revenir en Basse-Normandie en 2002. Cela fait maintenant 20 ans que je suis Conseiller Sportif. Mes missions au niveau de la Ligue sont relativement diverses : coordination de l’équipe technique régionale, entraînement, détection, formation de cadres, développement, professionnalisation et à la fédération, j’ai travaillé sur la Politique de la Ville concernant les rythmes scolaires, la détection et actuellement je travaille beaucoup sur le Pôle Formation. Je suis Chargé de mission sur le Certificat de Qualification Professionnelle (CQP) que la fédération a mis en place en 2012. Je fais partie du groupe de travail fédéral sur la rénovation de la filière fédérale, du CQP qui vient d’être renouvelé et du Brevet Professionnel Tennis de Table qui sera prochainement créé.”

 


Vous souvenez-vous de la première fois où vous êtes venu au CREPS ?

“Oui, à l’époque j’étais Cadre Technique en Franche-Comté et j’ai été sollicité par la Fédération pour être jury lors de l’examen du Brevet d’Etat d’Educateur Sportif premier degré qui avait lieu ici, au sein du CREPS. Je ne me souviens plus précisément de l’année, mais c’était entre 1998 et 2002.”

 

Quels souvenirs gardez-vous de cette époque dite « du CREPS » ?
“J’ai été nommé en 2002 sur l’ancienne Région Basse-Normandie, et j’utilisais déjà beaucoup cette structure CREPS pour différentes actions telles que les stages de perfectionnement sportif avec les jeunes enfants. Par conséquent, je fréquentais l’établissement à chaque période de vacances scolaires. C’était d’ailleurs le seul établissement qui pouvait à la fois nous héberger, nous restaurer et nous permettre d’avoir un gymnase dans lequel on pouvait s’entraîner. J’y faisais aussi la formation des entraîneurs fédéraux. Comme je le disais précédemment, c’était un site de la Fédération pour l’organisation de l’examen du Brevet d’Etat dont j’étais le coordonnateur.
Si nous comparons l’époque du CREPS et le CSN d’aujourd’hui, je trouvais qu’auparavant, il y avait un axe fort sur la formation des éducateurs sportifs. En effet, de nombreux collègues professeurs de sport étaient affectés sur l’établissement et je trouvais que cela apportait une réelle dynamique. L’autre intérêt était que le CREPS était fréquenté régulièrement tout au long de l’année.”

Pascal BERTHELIN dans le Dojo spécialement aménagé pour la venue des Pongistes Normands.

 

Quelle est la première chose qui vous vient à l’idée lorsqu’on évoque le CREPS ?
“L’idée qui me vient à l’esprit mais qui n’est pas forcément réjouissante, c’est la fermeture de l’établissement. Pour nous qui le fréquentions régulièrement, cela a suscité beaucoup d’inquiétude pour l’avenir du sport régional. Tout simplement parce que sur l’ex-territoire bas-normand, il n’y avait aucune structure en capacité à recevoir le mouvement sportif avec ce type de conditions. Le site a été fermé un an, et pendant cette période, on a été confronté à cette réelle problématique. Il est quelque fois important de se rappeler le passé.”

 

« Cet établissement a un potentiel énorme »

 

Comment vous êtes-vous organisé pour pallier à ce manque ?
“On n’a pas vraiment pu y pallier, mais il a fallu faire au mieux en faisant un peu de « bricolage » pour organiser des stages sportifs. J’ai dû solliciter plusieurs établissements sur Caen notamment scolaires privés, avec internat. J’ai trouvé l’Institut Lemonnier, avec lequel pendant un an on a pu organiser des stages mais ça nécessitait un travail énorme, puisqu’il fallait y transporter les tables (de Tennis de Table, NDLR). Le gymnase n’était pas de qualité optimale comme ceux du CREPS de l’époque. Ç’a été très compliqué mais on a fait au mieux. C’est aussi ce qui m’a motivé à m’investir quand a été évoquée la possibilité de réouverture du site sous un autre statut.
A l’époque, nous avons réalisé de nombreuses réunions avec Luc AVRIL (ancien Directeur du service Jeunesse et Sports au Conseil Régional de Basse-Normandie) notamment sur la création du futur CSN et en particulier les statuts de l’association ; il y avait une réelle motivation et dynamique. C’est à ce moment-là que j’avais proposé que les Conseillers Techniques Sportifs soient représentés au sein du Conseil d’ Administration. J’ai l’impression qu’on ne se souvient plus de tout ça. La Région a joué un rôle prépondérant avec une véritable collaboration avec le mouvement sportif. Aujourd’hui, de nouvelles disciplines et utilisateurs arrivent avec certaines exigences, mais ils n’ont pas connu tout ce chemin parcouru. En étant sur le terrain au quotidien en tant que CTS, je me suis rapidement aperçu que cet outil était indispensable au développement du sport régional. Heureusement que je n’étais pas le seul! A un moment donné, il fallait s’impliquer.
Pour moi il y a eu 3 étapes : le CREPS d’avant tel qu’on vient d’en parler, maintenant le CSN, et entre deux cette période transitoire et de construction d’un projet pour le sport régional.”

 

Et quand on vous parle de rénovation du site ?
“Je n’en suis que réjoui, parce que je pense que c’est un établissement qui a un potentiel énorme, mais comme dans d’autres établissements et CREPS à l’heure actuelle, beaucoup de choses sont obsolètes et vétustes : l’hébergement commence à vieillir, les gymnases ne correspondent plus au cahier des charges des disciplines sportives. Ainsi, cette décision de la Région d’investir sur le CSN ne peut être accueillie que positivement. Les travaux réalisés, cet outil devrait correspondre aux besoins du sport régional, voire à ceux des équipes de France. On peut aussi noter la complémentarité avec les CRJS (Centres Régionaux Jeunesse et Sports) et notamment celui de Petit-Couronne. Il faut souligner que la Ligue de Tennis de Table utilise ses deux structures car celles-ci permettent un maillage sur l’ensemble du territoire normand ; c’est intéressant pour nos licenciés.”