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Frédéric TELHIER, nouveau Directeur du CSN

Frédéric, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

J’ai 46 ans, et un parcours professionnel très ancré dans le domaine du sport et de la jeunesse, essentiellement en Normandie, depuis plus de 20 ans. Dans des services déconcentrés de l’Etat, puis en collectivités territoriales. De façon générale, je suis très attaché au sport pour toutes les valeurs qu’il véhicule : tant par la performance que par la solidarité, je trouve que c’est un formidable objet de mobilisation et de dépassement. De la même façon, je suis aussi très attaché au collectif de travail, le travail en équipe, partenarial, fait d’expériences communes et partagées.

 

Quelles ont été les différentes étapes de ce parcours ?

J’ai commencé à la fin des années 90 dans l’Orne, à la Direction Départementale de la Jeunesse et des Sports (DDJS), en tant que responsable du service BAFA/BAFD. Dans l’animation volontaire donc, où je travaillais en lien étroit avec les centres de vacances et de loisirs et les centres d’hébergement des jeunes du territoire.

Ensuite, j’ai été Conseiller d’Education Populaire et de Jeunesse (CEPJ) dans la Manche avec pour mission d’accompagner la mise en place  ou le développement des conseils de jeunes à plusieurs échelles (municipale, intercommunale et départementale). J’intervenais également dans la formation professionnelle (les anciens Brevets d’Etat, les BAPAAT, les certifications, jurys…), et les politiques éducatives territoriales : on accompagnait les territoires pour les aider à poser une réflexion, un cadre autour des politiques sur la jeunesse.

Par la suite, de 2004 à 2008, je suis parti à Vannes (Morbihan) toujours en tant que CEPJ, dans le domaine socio-sportif cette fois, où nous avions pour mission d’amener du sport dans les centres de loisirs, ou comment utiliser l’outil sport pour créer du lien entre les habitants, faire l’interface entre les associations et les collectivités locales. Nous accompagnions également les élus dans la mise en œuvre de leurs politiques éducatives territoriales en direction des jeunes. On formait et mettait en réseau les coordinateurs des politiques éducatives territoriales, étions opérateurs d’accueil pour des évènements nationaux tels que les Juniors Associations : c’était un dispositif qui permettait de se constituer en association sans avoir le frein de la majorité, pour des jeunes de 12 à 17 ans.

De retour en Normandie en 2008, j’arrive au Conseil Départemental de la Manche que je n’ai plus quitté jusqu’alors : chef de service Jeunesse et Sports avec une politique territoriale et partenariale avec les mouvements de jeunesse, le mouvement sportif et les collectivités locales à construire : le Département voulait affirmer l’accompagnement des projets éducatifs territoriaux de l’ensemble des acteurs du territoire. A l’époque, le service n’existait pas, il a fallu tout construire, c’était passionnant : on a monté toute une série de dispositifs à destination des acteurs de la jeunesse et du sport, à partir du projet politique des élus (le mettre en œuvre, le décliner opérationnellement). Par exemple on a mis en place des contrats d’objectifs avec les comités départementaux sportifs, et redéfini notre modalité d’aide aux athlètes et aux clubs.

En 2014 à 2017 : je prends la tête de la Direction de l’Insertion : nous avions pour ambition de créer des partenariats entre les différents acteurs de l’insertion et du monde économique. Le résultat a dépassé nos attentes, puisqu’au final nous avons réussi à constituer un réseau de 140 entreprises pour accompagner les bénéficiaires du RSA vers le retour à l’emploi en ayant préalablement restructuré la direction.

Enfin en 2017, j’ai pris la direction des Collèges, de la Jeunesse et des Sports, toujours au Conseil Départemental de la Manche, qui était une direction de 472 agents. La dimension partenariale y prenait également une grande importance avec notamment les chefs d’établissement, la DSDEN (Direction des Services Départementaux de l’Education Nationale, NDLR) notamment, les nombreux acteurs du monde sportif…

 

 

Connaissiez-vous l’établissement avant de cette prise de poste ?

Je le connaissais pour l’avoir pratiqué et fréquenté en tant qu’agent des services déconcentrés de l’Etat, il y a quelques années de cela.

 

Côté sportif, avez-vous une pratique que vous affectionnez particulièrement ?

Très sincèrement, j’aime et je suis curieux de tous les sports et du sport en général, pour les valeurs qu’il véhicule. Je trouve extraordinaire le dépassement de soi. C’est un élément fondateur de la société. Je dois avouer que mon cœur bat un peu plus pour le cyclisme, c’est un sport individuel qui se gagne en collectif, l’effort à produire est phénoménal. C’est, de plus, un sport très ancré en Normandie : le nombre de Normands à avoir gagné des épreuves illustres est très important. J’aime aussi beaucoup tous les sports de combat, pour la discipline et le respect qu’ils imposent.

Etes-vous vous-même sportif ? Avez-vous une pratique régulière ?

Je dirais plutôt que je fais de l’activité physique. J’en fais très régulièrement, pas assez à mon goût mais je m’entretiens : je cours régulièrement, je fais du vélo et un peu de musculation d’entretien. J’essaie d’une façon générale de bouger le plus possible, à partir de supports sportifs. Si je ne suis pas assez régulier pour me considérer comme sportif, je considère que toute occasion pour me mettre en mouvement est bonne.

 

Quels sont les premiers dossiers que vous avez ouverts à votre arrivée au CSN ?

Aujourd’hui, alors que je viens d’arriver, il y a deux enjeux majeurs : le premier, grâce aux importants investissements engagés par la Région, c’est d’envisager tout le formidable potentiel de développement et de rayonnement du site d’Houlgate. L’autre axe principal, est de renforcer les partenariats existants et d’en ouvrir de nouveaux avec les acteurs du territoire normands, associatifs ou du monde économique.